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Oujda
Economie-Infrastructure
Secteurs productifs
Commerce : 8011
Industrie : 239
Services : 2569
Les établissements industriels: 110 ; l'effectif des employés est de 4245.
Les investissements industriels agréés : 138.161.350 DH (1995)
Les postes d'emploi crées : 668
Infrastructure de base
Le réseau routier: 256, 5 km
-Routes nationales: 114,5 Km
-Routes secondaires : 31 Km
-Routes provinciales: 111 Km
Le réseau ferroviaire :
-Ligne Oujda-Casa : 641 Km
-Ligne Oujda-Algérie : 10 Km
-Ligne Oujda-Hassi Blal : 75 Km
-Ligne Oujda- Bouarfa : 280 Km
Le transport aérien
L'aéroport d'Oujda-Angad d'ordre International possède une cour d'envol de 3 Km ( en longueur) et une superficie de 444 Hectares.
Postes et télécommunications
-Agences postales : 3
-Bureaux de distribution : 10
-Guichets Annexes : 3
Les zones industrielles
-Zone industrielle (Bd Mohamed V) avec une superficie de 48 Ha + 7 Ha d'extension et avec 144 lots industriels.
-Zone indutrielle Al Boustane II avec une superficie de 100 Ha, 81 lots industriels et 147 lots dans la zone d'activité économique.
-Les locaux professionnels : 65 lots avec différentes superficies (20<40 m2/ 20<80m2/ I5< 160m2/ 10< 240 m 2) .
Oujda et la contrebande
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Elle réalise un chiffre d'affaires de 6 milliards de dirhams par an
Depuis sa fondation en 994, Oujda était un point de passage obligé pour les caravaniers. A l'époque coloniale, elle est devenue l'axe commercial reliant le Maroc oriental et l'Ouest algérien. Aujourd'hui, la ville semble payer au prix fort sa position
géographique ; elle est pénalisée par une frontière, ayant fait jadis sa gloire marchande, politiquement fermée. Toutefois, la circulation des biens et des personnes continue de manière informelle, par voie de contrebande.
La contrebande est un phénomène très ancien fondé sur des échanges commerciaux longtemps pratiqués par les populations de part et d'autre de la frontière, populations qui avaient toujours ignoré les frontières lors de l'occupation coloniale puisque étant liées par les mêmes origines historiques et familiales. Selon les responsables de la Chambre de Commerce, d'Industrie et de Services (C.C.I.S) d'Oujda, la contrebande dans la région de l'Oriental prend des proportions alarmantes. Elle cause des pertes en recettes fiscales et douanières considérables.
Ces responsables ajoutent que l'industrie locale subit des pertes énormes en chiffre d'affaires au point où certaines entreprises, confrontées à des problèmes de méventes, mettent la clé sous la porte, jetant ainsi des centaines de travailleurs au chômage. C'est la raison pour laquelle, il a fallu définir des stratégies concrètes et efficaces de lutte contre ce phénomène qui a pris aux dires desdits responsables de nouvelles dimensions inquiétantes, et c'est dans ce cadre que se justifie l'étude réalisée sur le terrain par la CCIS, une étude bien étoffée et instructive.
Pour la Chambre, l'objectif premier de cette étude est de déterminer l'ampleur et l'évolution de la contrebande.
Il s'agit, d'une part de montrer l'acuité avec laquelle le problème s'est posé en fonction des différentes mutations politiques, économiques et sociales subies par la région, de procéder à un état des lieux de cette concurrence déloyale et, d'autre part, d'analyser les impacts négatifs et les stratégies de lutte contre cette concurrence qui continue de ruiner l'économie locale déjà fragile. Il ressort de l'enquête que les contrebandiers recourent à divers moyens de transport pour acheminer leurs produits vers les villes et centres de la région.
Ils utilisent, notamment des mulets, des ânes, des motocyclettes, des voitures, des camions et même des semi-remorques et des piétons.
D'une manière générale, le choix du moyen de transport est déterminé en fonction des routes, du volume de la marchandise, de la situation géographique et des zones frontalières.
Par ailleurs, Oujda, Béni Drar et Nador constituent les centres favoris de réception et de distribution des produits, centres où les marchés connaissent un mouvement important. Au niveau de la ville d'Oujda, l'écoulement des produits de contrebande s'effectue dans une dizaine de points dont souks el Fellah qui arrive en tête et qui connaît un afflux de toutes les régions du Maroc sous l'effet de la diversification des produits et de la baisse des prix.
En dépit des prix bas et de l'offre abondante, ces marchés se caractérisent par l'absence de normes requises en matières de stockage et d'hygiène.
L'étude indique que pour les populations frontalières, cette économie parallèle devient la principale source de revenus et qu'il y a une absence de spécialisation sociale dans le milieu des contrebandiers car tout le monte trafique, du plus petit paysan au grand négociant, femmes et enfants y participent aussi activement selon leurs forces.
Selon les lieux et les produits, la contrebande relève d'individus isolés (ou regroupés à l'occasion), de fraudeurs occasionnels mais aussi de grandes bandes professionnelles puissamment organisées.
En général, 3 à 4 personnes, âgées de 20 à 40 ans, participent à l'opération, en majorité des femmes pour les produits venant de Mellilia mais sont tous masculins pour ceux , en provenance d'Algérie.Ils sont originaires de l'Oriental, en grande part et ils sont aussi issus du reste du Maroc.
Leur degré d'instruction varie entre les sans niveau scolaire et le supérieur.
Perte de milliers d'emplois
L'étude a été réalisée à partir d'un échantillon de 1120 questionnaires, étude selon laquelle la contrebande n'a jamais été aussi florissante, puisque ce secteur illicite génère un chiffre d'affaires de six milliards de dirhams par an dans la région de l'Oriental en moyenne.
Ce chiffre d'affaires serait, d'après les experts de la CCIS , équivalent à celui réalisé par 1200 PME/PMI réunies et occasionne par conséquent la perte de 32400 emplois, soit 27 par unité. La région de l'Oriental est devenue par la force des choses une plaque tournante de la contrebande et du commerce informel.
Les souks et kissariats d'Oujda, de Nador, de Taourirt, de Berkane, de Béni Drar et d'Ahfir, entre autres, proposent toutes sortes de marchandises allant des produits alimentaires, aux puces électroniques et high-tech en passant par les pièces détachées.
La frontière avec l'Algérie, longue de 500 km de Saïdia à Figuig, et la proximité de Mélilia sont les principaux axes de passage de toute la contrebande qui occupe pas moins de qsix milles personnes, essentiellement des jeunes.
Autoroutes Fès-Oujda
Le FAD finance la construction d'un tronçon pour 50 millions de dollars
Publié le : 11.12.2007
La Société nationale des autoroutes du Maroc (ADM) a signé, lundi à Abou Dhabi, un accord de prêt avec le Fonds d'Abou Dhabi pour le développement (FAD) d'un montant de 50 millions de dollars pour le financement de la construction du tronçon Oued Inaouen-Taza de l'autoroute Fès-Oujda.
Ce tronçon de 16 km, dont l'accord de financement a été signé par Othmane Fassi Fihri, directeur général de l'ADM, et Ahmed Sari Al Mazrouei, directeur général du FAD, en présence de l'ambassadeur du Maroc à Abou Dhabi, Abdelkader Zaoui, fait partie de l'autoroute qui reliera les villes de Fès et Taza et dont les travaux de construction seront lancées en janvier et s'achèveront en 2010.Le projet de l'autoroute Fès-Oujda (380 km), lancé récemment par S.M. le Roi Mohammed VI, est la dernière étape du Plan national visant à construire 1.500 km des autoroutes à l'horizon 2010.Ce projet, qui constitue le prolongement de l'axe Rabat-Meknès-Fès, contribuera au développement économique et touristique de la ville d'Oujda et de toutes les régions qu'il traverse
OUVERTURE MARJAN A OUJDA
Grande Distribution
L’Oriental s’ouvre à la grande distribution. En effet, c’est aujourd’hui, mardi 11 décembre, que le supermarché Marjane ouvre ses portes.Ainsi, la 16e unité du Holding Marjane est située sur un terrain de 24 hectares. Elle dispose d’une surface de vente de 6.500 m2, d’un centre commercial de 30 boutiques, de 6 moyennes surfaces spécialisées en plus d’un parking de 747 places.
En termes d’emplois, Marjane Oujda a permis, dans cette première phase, la création de 500 emplois. En régime de croisière, le nombre de postes à pourvoir est de 11.000 d’ici 2012. Pour l’instant, la main-d’œuvre locale représente 90% de l’ensemble des recrutements effectués avec le concours de l’Anapec.
L’investissement global, hors foncier, est de 400 millions de DH, dont 150 millions ont été consacrés à la réalisation de la première tranche du projet. Par ailleurs, le site commercial Marjane Oujda intégrera, en plus de ses espaces habituels (hypermarché et galerie marchande), un parc d’activités commerciales et de loisirs avec des aires spécialisées en shopping et restauration et des espaces verts sur une superficie de 21.000 mètres carrés.
L’intérêt de ce nouveau concept de ce site commercial tient, selon les promoteurs, à la synergie créée entre ses différentes composantes qui en font un véritable espace de vie et de commerce, répondant ainsi aux besoins d’une nouvelle génération de consommateurs. Cette nouvelle activité commerciale qui s’implante pour la première fois dans la région, est à même de renforcer la dynamique économique de la capitale de l’Oriental. L’ouverture de Marjane Oujda contribuera, selon des responsables, à l’amélioration de la qualité de vie des ménages. Cela favorisera la promotion des produits d’entreprises marocaines dans une région où le commerce non formel et la contrebande sont érigés en économie de base.
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